En ce beau weekend de septembre on a emmené une bonne partie des Geckos, et même quelques nouveaux dans les 50 Queues de Cochon à Ailefroide. C’est un itinéraire assez marrant, qui se parcourt encordés mais sans avoir besoin de matériel spécifique : on trouve tout du long des queues de cochon qui permettent de progresser en corde tendue et de s’assurer sans avoir à placer des protections. Ca ressemble à ça :
Il y a une cinquantaine de ces queues, dont je crois qu’elles ont été forgées par l’ouvreur de la voie (dont le nom m’échappe). C’est une voie qui n’est référencée dans aucun topo connu, donc très peu fréquentée. En même temps ça se comprend un peu quand on voit l’état du matériel ![]()
Pour accéder à la voie, on prend depuis Ailefroide le sentier du Sélé et du Pelvoux, en rive gauche du torrent de Celse-Nière. On arrive au bout de ~15 minutes au Cimetière des Vaudois, où on remonte le Plan des Durs, jusqu’en rive droite du ravin du Pas de la Rosse (voir tout ça sur la carte IGN).
Il faut remonter assez haut, jusqu’à apercevoir sur le côté gauche une première queue de cochon un peu planquée qui indique le début de la voie :
A partir de là, l’itinéraire est presque toujours évident : il traverse longuement vers la gauche, jusqu’à atteindre un gros surplomb rocheux au pied duquel on bifurque en remontant vers la droite. Vers le milieu du parcours on a hésité à remonter tout droit dans une anfractuosité surplombée d’un arbre, mais il faut bien continuer vers la gauche jusqu’à retrouver une queue de cochon.
Notez qu’il peut être utile d’amener quelques dégaines, car certaines queues de cochon sont bloquées dans un position qui empêche d’y enfiler la corde.
La ballade est bien aérienne, avec deux pas de 4+ très esthétiques qui se situent dans le premier tiers :
La ballade se termine dans une pelouse raidasse et un peu scabreuse qui remonte vers un arbre idéalement placé pour un pique nique.
A partir de là on engage la descente par le ravin du Pas de la Rosse QUI N’EST PAS A SOUS-ESTIMER !!! Il faut revenir vers l’est, entamer une descente le long du ravin avant de bifurquer franchement à gauche dans le ravin au niveau d’un mélèze. Quelques cairn sont présents et une sente est nettement marquée à partir de l’arbre. A partir de là, la sente rejoint le fond du ravin, qui se descend intégralement en rive gauche, jusqu’à rejoindre le sentier le long du torrent de Celse-Nière.
Pour être honnête, la descente pour rejoindre le fond du ravin est beaucoup plus technique que dans mon souvenir, avec des passages assez raides dans un sentier poussiéreux et des traversées sur caillou où on est contents de trouver des prises de main. Heureusement on retrouve des queues de cochon dans les passages les plus scabreux, ce qui permet soit de s’encorder soit de poser des mains courantes.
Au final tout le monde a bien apprécié cette sortie qui n’a pas été de tout repos, mais dans laquelle tout le monde a trouvé son compte, même ceux qui n’avait jamais pratiqué l’alpinisme ou la progression en corde tendue ![]()




